Recueil à Montmartre, un au revoir à Pierre Barouh

 

À Montmartre repose désormais Pierre Barouh. Le parolier, écrivain, auteur de théâtre, amoureux du Brésil y est arrivé ce mercredi 4 janvier.

Pierre Barouh est parti à Montmartre avec ses nombreux amis, accompagnés de sa femme Atsuko Ushioda, ses enfants, Benjamin, Maïa, Amie-Sarah, Akira, et les enfants de Maïa. Tout le cortège montrait une peine contenue, due à la perte de cet être incontestablement chaleureux et bien aimé.

Malgré la froideur de la journée, «il y avait un monde fou. Pierre était un homme très attachant, sincère, pu, remarque Lili Gaillardon à qui Pierre Barouh a dédié une chanson. Lili ajoute qu’«Il était heureux tout le temps, il rigolait comme un ado de 15 ans. De plus il était drôle».

Par ailleurs, le réalisateur Claude Lelouch, visiblement ému avoue dans son discours : « C’est un des hommes que j’ai aimé le plus au monde. Je ne sais quoi te dire. À part que je t’aime à la folie».

Alors les proches de Pierre Barouh entourent le cercueil. Il s’agit d’un cercueil en sapin, orné de jolis dessins peints, avec une porte bleue vers le ciel. Ainsi unis dans leurs tristesses des personnalités du cinéma et de musique s’y trouvent. En passant par l’actrice Anouk Aimée, le compositeur Francis Lai, la chanteuse Nicole Croisille, ou l’ancien agent de stars Dominique Besnehard.

Les 50 ans de Saravah

Et pourtant il y a quelques jours le promeneur chansonnier était encore sur scène à Paris. Car le 20 novembre 2016 Pierre Barouh a participé au concert organisé pour les 50 ans de son label Saravah.

À cette occasion, il a été l’invité de Patrick Simonin sur TV 5 Monde. C’était la dernière interview de sa vie, composée de belles chansons et de belles rencontres.

Pierre Barouh est né à Paris le 19 février 1934. Connu en tant que divulgateur de talents et de la bonne musique, c’est lui qui a introduit la Bossa nova en France.

Certes Pierre Barouh nous quitte maintenant. Mais «Pierre est parti en chantant », évoque Atsuko, son épouse, à son amie Lili.

Alors fredonnons avec Pierre en prolongeant les sonorités, tel ce poète ludique : «Comme nos voix / Ba da ba da ba da ba da ba da / Chantent tout bas / Ba da ba da ba da ba da ba da…».

Neide Olívia De Souza.