Nuremberg un film nécessaire signé par James Vanderbilt

En salles ce 28 janvier Nuremberg un grand film dont l’on ne sort indemne.

NUREMBERG est un film à voir réalisé par l’Américain James Vanderbilt inspiré du livre The Nazi and the Psychiatrist de l’anglais Jack El-Hai. Où il parle du rôle du psychiatre Douglas Kelley dans le procès de Nuremberg.

Ce film débute après le suicide de Hitler qui « a fait tuer six millions de Juifs ». Lors que, son bras droit et successeur, le charismatique et séducteur Hermann Gœring (1893 – 1946) se rend aux militaires qui lui barrent la route. Et, dans Nuremberg, c’est le magnétique acteur Russell Crowe qui incarne ce drogué aux opiacés. Dont c’est dit qu’il avale « 40 comprimés par jour ».

Nuremberg : Herman Gœring

Ainsi nous sommes en 1945. Et le spectateur est en direct au sein du procès historique des Nazis, suite à la chute de ce régime meurtrier. Aussi ici il assiste au face à face entre ce manipulateur d’Hermann Gœring et le psychiatre américain Douglas Kelley, joué par l’épatant Rami Malek.

En fait le procureur Robert Jackson (Michael Shannon) sollicite ce médecin pour pouvoir évaluer la santé mentale des dignitaires nazis. Afin de savoir s’ils sont aptes à être jugés pour leurs crimes. Mais il faudra aussi qu’ils ne se suicident pas en prison pour affronter le procès.

Or dans cette affaire il est important « de définir le mal par la psychologie pour éviter que celui-ci se reproduise ». Afin que le procès de Nuremberg soit exemplaire.

De la cellule à la salle d’audience

Voilà donc que l’indispensable film Nuremberg permet au spectateur de suivre les prisonniers de leur cellule en prison jusqu’à la salle du procès. En passant, par exemple, par des visites à la petite famille de Gœring ou une distraction avec des tours de magie.

Or pour mieux montrer ces monstres de l’humanité, le réalisateur James Vanderbilt s’arme de bons outils cinématographiques. Ainsi dans Nuremberg les acteurs sont habillés de beaux costumes avec des tissus soignés. Les valeurs des plans sont très bien utilisés. Sans parler d’une belle lumière et d’un excellent son.

À noter l’admirable montage et mixage très bien orchestré. Telle cette scène qui passe d’un cri fort en prison à la voix d’une chanteuse de Cabaret.

Aussi des moments durs lors que le Pape légitime Hitler avec son Concordat parce qu’ « il le fait chanter ». Ainsi les contradictions humaines sont exploitées dans Nuremberg. Car des gens capables de commettre des actes atroces peuvent être à d’autres moments semblables à une personne lambda. Et même être de bons parents.

Parmi des scènes fortes de Nuremberg, pour rester fidèle à ce procès, cet extrait du poignant documentaire Nazi Concentration Camps.

«Il est impossible d’ignorer cette réalité ou de l’effacer de la mémoire»

Or dans un entretien à Cineaste Magazine en 2025, cité dans le dossier de presse, James Vanderbilt explique pourquoi il inclus cet extrait dans Nuremberg. En effet c’est « preuve authentique et concrète des camps présentée lors du vrai procès par l’accusation américaine le 29 novembre 1945 ». Ainsi pour ce cinéaste américain il était essentiel de montrer ceci. Parce que c’est « un moment de l’histoire. Où le cinéma était pour la première fois utilisé comme un élément de preuve permettant de faire condamner des criminels… Et il est impossible d’ignorer cette réalité ou de l’effacer de la mémoire ».

Donc voici quelques éléments qui font de Nuremberg de James Vanderbilt un film délicat, poignant, tout en pudeur, et très bien réalisé. Entre autres points ce long métrage permet de comprendre cette époque trouble ainsi que les difficultés de ce type de procès.

Un film à ne pas manquer et à divulguer !

NOLDS.