« Les Éléphants dans la Brume » un film de toute beauté
LES ÉLÉPHANTS DANS LA BRUME, du népalais Abinash Bikram Shah, est un thriller joyeux et dur à la fois. Où l’amour et la violence sont présents, comme en général dans la vie. Ce film très humain rappelle la difficulté d’être né différent. Alors que les enfants ne sont pour rien et que leurs propres parents les renient.

Du coup les personnes transgenres se regroupent entre eux tout près d’une forêt. Ainsi Les Éléphants dans la brume raconte l’histoire d’une communauté Kinnar régie par un gourou, dans un petit village népalais. En outre tous ses protagonistes sont des acteurs non professionnels. Sauf les éléphants.
Belles images et un son extraordinaire

Cette fiction d’une grande plasticité photographique est un beau voyage sur un côté mystérieux des terres népalaises à la recherche d’une jeune disparue, Apsara, lors qu’elle surveillait des éléphants.
Au son tout en finesse de la forêt, de l’eau, du tapement des mains, des majestueux éléphants. Où le personnage de la matriarche Pirati (l’excellente Pushpa Thing Lama) veille sur ses filles Joon, Chameli, Apsara et Maya. Mais elle se partage aussi entre ses devoirs, ses liens envers les siens, et son désir de partir à Delhi avec son amoureux de musicien dans une nouvelle vie.
De Cannes aux Oscars
Résultat : ce film remarquable du réalisateur népalais Abinash Bikram Shah est très beau. Autant par ses superbes images que par un sonore extraordinaire, ses costumes, ses couleurs, son casting.
Ce qui lui vaut au Festival de Cannes 2026 le Prix du jury, à un Certain regard, et le Prix de la Meilleure création sonore de La Semaine du son. Sans oublier que Les Éléphants dans la brume est le premier film népalais en sélection officielle à Cannes.
Alors lors de la remise du prix de La Meilleure création sonore, Abinash Bikram Shah remercie tout particulièrement : ses producteurs, son compositeur Frédéric Alvarez et l’équipe brésilienne du son. À souligner que le montage son et le mixage de cette production franco-allemande-brésilienne-népalaise-norvégienne a été faite à São Paulo, au Brésil.
Du coup Frédéric Alvarez atteste que « ce film qui est un challenge important. Contenu de la richesse sonore qui l’habite par le bruit de la ville, de la forêt, des éléphants, de l’eau. Et ce prix c’est une très belle initiative qui inclue la musique. Et je pense qu’il devrait être davantage mis en avant dans les Festivals internationaux ».
Or le trophée de La Semaine du Son existe à Cannes depuis 2017. C’est un prix qui englobe le son ambiance, la parole, la musique, le bruitage, le silence, le mixage.
Et ce jour là c’est l’ambassadeur du Bangladesh Khondker M. Talha qui remet ce prix du sonore. Ce délégué permanent de l’Unesco, dont La Semaine du Son est partenaire, explique que : « Les bulles du trophée ce sont des bulles de silence ». En outre ce beau trophée est une création de Antoine Pierini, maître verrier à Biot.
Par ailleurs, suite à son succès au Népal, ce film captivant est en lice pour représenter son pays aux Oscars.
Bref Les Éléphants dans la brume est en salles en France à partir de ce mercredi 23 septembre. « En février ce sera le tour du Brésil », dit la productrice Tatiana Leite.
NOLDS.

