« Diamanti » un très beau film italien portant sur les femmes, les costumes et le cinéma. En salles ce 21 janvier

Diamanti parle d’un réalisateur qui réunit à Rome ses actrices italiennes préférées, dans un film afin de rendre hommage aux femmes. Ça se passe au sein d’un atelier de haute couture dans les années 70.

DIAMANTI réunit des femmes dans un atelier de couture de renom. Tel que celui du fameux Umberto Tirelli(*) icône italien spécialisé dans la création de costumes du cinéma, du théâtre, et de l’opéra. Alors qu’ici, dans la mise en scène du film Diamanti de Ferzan Özpetek, tout se passe dans l’atelier de deux sœurs Canova : Alberta (Luisa Ranieri) et Gabriella (Jasmine Trinca).

Hommage aux femmes, au 7è Art et à ses métiers

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Ferzan Özpetek avec Luisa Ranieri et Jasmine Trinca ©Diamanti

Certes ce film sur un tournage est un bel hommage au cinéma. Car il a un excellent casting, un bon son, une belle musique, une très belle lumière flamande, des costumes somptueux. Aussi de très beaux plans. Comme, par exemple, cette lumineuse cascade de perles en chute sur les marches du palais. Tel un moment lumineux suspendu en chute libre.

Mais le cinéaste d’origine turque met également en lumière le travail des petites mains des grandes stars. Celles qui œuvrent à huis clos dans ces magnifiques ateliers de création de la haute couture, réunies dans Diamanti dans une belle série de portraits sensibles et captivants. Illustrés par des dialogues riches, parsemés de réparties à la fois drôles et humaines.

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Õzpetek entouré des actrices de Diamanti ©Diamanti

Diamanti : le film

Or, pour Diamanti, Özpetek s’inspire de ses débuts au cinéma. Car, assistant à l’époque, il fréquente ce type d’atelier rempli de femmes couturières et costumières. Où à leurs voix s’entremêlent et résonnent le son des machines à coudre, des ciseaux qui découpent. Où bruissent les sonorités des différents tissus luxueux, ou des assemblages, touchés par des mains expertes. Ou ceux les crayons dessinant des croquis des modèles sur papier, ou de la coupe des patrons.

En fait en ce moment de la fashion week à Paris, cette comédie dramatique de Ferzan Özpetek est un très bel exemple à voir. Car elle met en évidence l’Art, l’artisanat et la tradition italiens, avec ses mains de fée. Où il règne de la rigueur à la créativité. Mais aussi l’ingéniosité et le dévouement, en passant par l’harmonie des couleurs et des tissus, pour créer un chef-d’œuvre.

Diamanti : des costumes inoubliables

Par ailleurs l’on sait que les habits sculptent les corps. Et, au cinéma, c’est grâce au costume, à ses accessoires, au maquillage, que l’acteur glisse dans la peau de son personnage. Du coup leurs vêtements restent dans la mémoire du public autant que leur rôle.

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Les sœurs Canova ©Diamanti

Ainsi, dans cet éloge, le réalisateur montre quelques originaux que le spectateur n’oublie pas. Par exemple ceux du créateur Piero Tosi, fidèle bras droit de Tirelli, dans des films de Luchino Visconti. Parmi eux, des robes portées par Claudia Cardinale dans Le Guépard (1963) ou par Romy Schneider dans Ludwig le crépuscule des dieux (1972).

Alors que ceux créés pour Diamanti sont signés du chef costumier Stefano Ciammiti, impliqué dans l’écriture du film. Or, dans le dossier de presse, Ciammiti explique que « l’atelier Tirelli Trappetti » leur a ouvert ses portes. Afin que les actrices puissent « apprendre les gestes et les mots des couturières qui travaillent avec une passion inépuisable chaque jour ». Mais aussi des archives photographiques, des textiles et des robes.

Voilà pourquoi il est toujours important de lire le générique à la fin d’un film. Car il est noté les noms de ceux qui l’ont construit. Bref il n’est pas à oublier que c’est cette fourmilière de Filmworkers qui fait le succès d’un film !

Tout ça fait également de ce film presque un biopic. En effet pour le rôles de Diamanti, Ozpetek avoue qu’il a fait « appel à nombre de celles avec qui [il avait] travaillé au cours de [sa] carrière ». Au-delà d’avoir été inspiré par ses propres débuts au cinéma. Aussi Ozpetek dédie Diamanti, écrit-il au générique, à « trois femmes et actrices extraordinaires : Mariangela Melato, Virna Lisi et  Monica Vitti ».

En somme, voilà les raisons qui font de Diamanti un film très touchant. Un film bellissimo ! Sublime par son esthétique visuelle et sonore. À ne pas manquer !

NOLDS.

Note :

Tirelli Costumi fondé par le tailleur créateur Umberto Tirelli en 1964. Surnommé « l’atelier de tailleur d’Oscar ». Car il est à l’origine de pas moins de 17 Oscars pour la meilleure conception de costumes. Tels que ceux de : Casanova, Le Patient anglais, Titanic.