Marilyn Monroe l’icône centenaire du cinéma en exposition

La Cinémathèque française fête en pompe les 100 ans de Marilyn Monroe. Avec une magnifique exposition jusqu’au 26 juillet à Paris.

MARILYN MONROE née Norma Jeane Mortenson, le 1er juin 1926 à Los Angeles, Californie, devient une star planétaire. Voilà pourquoi la Cinémathèque française tient à rendre hommage au centenaire de la naissance de cette star.

Alors cette très belle exposition sur Marlyn ravit ses fans. Car elle permet de mieux connaître cette féministe universelle du cinéma.

Mais, ici, au-delà de l’icône, le public rencontre également la femme et l’actrice. Par des superbes photos montrant tout son parcours, avant et après sa carrière à Hollywood.

Marilyn Monroe et sa famille

Certes, incontestablement, Marilyn est l’une des figures majeures et des plus emblématiques du cinéma. Mais sa jeunesse n’a pas été un conte de fées. Du fait que sa mère Gladys Pearl Baker Mortensen Monroe (1902 – 1984, monteuse) et sa grand-mère Della Monroe (1876-1927) ne sont pas très stables. Ainsi l’enfant reste une majeure partie de cette période dans des foyers d’accueil ou des orphelinats.

Alors pour échapper à cette vie bancale Norma Jeane Mortenson (1926 – 1962) se marie avec son voisin « Jim », James Dougherty. Elle n’a que 16 ans. Ensuite elle débute dans le mannequinat, prends des cours de théâtre. Bingo. Cela va lui ouvrir les portes du cinéma et de la gloire.

Femme fatale

Du coup, en 1950, consciente du potentiel de la jeune actrice la Fox va la transformer en mythe fatal. Désormais elle s’appellera Marilyn Monroe, avec un nez et un menton passés par le bistouri pour mieux répandre le glamour. Et Marilyn accepte de jouer le jeu.

Évidemment son charme et sa sensualité si naturels séduisent facilement. Alors sa carrière démarre en pompe au cinéma, surtout avec le thriller Niagara (1953) de Henry Hathaway.

Puis la comédie Sept ans de réflexion (1955) de Billy Wilder l’immortalise, faisant tourner les têtes à jamais. Car, Ici, Marilyn porte une robe blanche décolletée. Celle-ci se soulève au-dessus d’une bouche d’aération de métro permettant de voir ses belles jambes, et sa culotte. La censure crie alors au scandale, tandis que l’image fait le tour du monde. Mais malheureusement des échecs se suivront.

Une vie pour le cinéma

Aussi certains déconsidèrent Marilyn et répandent qu’elle est « idiote », malgré tous ses talents. Or, artiste complète, elle chante à merveille, danse bien, sait interpréter, a de bonnes idées et sait les proposer, se donnant de tout son cœur à son métier. Par ailleurs la caméra l’adore parce qu’elle est photogénique. Elles est faite pour la lumière. En outre quand Marilyn entend le mot « Moteur » son visage se transforme. Alors l’actrice joue à la perfection le rôle que le réalisateur lui demande.

Un exemple, la célèbre réplique des Hommes préfèrent les blondes (1953) de Howard Hawks. « Je peux être intelligente quand c’est important, dit-elle. Mais la plupart des hommes n’aiment pas ça ». Dans ce film Marilyn partage l’écran avec Jane Russel.

Une belle filmographie

Ainsi, au fil des salles de la Cinémathèque, la carrière de la belle Marilyn se dévoile. Tout en déconstruisant les clichés de ravissante idiote, blonde superficielle, très naïve, évaporée. Avec une trentaine de films, de 1946 à 1962, pour donner un bel aperçu de son œuvre.

Or la commissaire Florence Tissot, illustre l’exposition montrant Marilyn Monroe dans ses rôles cultes. Par exemple dans : Bus Stop, Certains l’aiment chaud, Les Désaxés, Rivière sans retour.

Aussi, dans son parcours, l’icône fatale tourne avec des grands cinéastes. Tels que : Fritz Lang, George Cukor, Howard Hawks, Otto Preminger. Sans parler des vedettes. Parmi elles : Barbara Stanwyck, Bette Davis, Gary Grant, Ginger Rogers, Les Marx Brothers.

Une vie difficile

Mais, du côté obscur, Marilyn souffre. Car elle a développé une tendance dépressive, elle a des insomnies, fait des fausses couches. Alors qu’elle ne désire qu’amour et reconnaissance.

Sans dire que ses amoureux ne sont pas toujours très compréhensifs. Parfois même elle vit avec des hommes violents. Comme la légende du baseball Joe DiMaggio, idolâtré en Amérique. Sans parler de son idylle fatale avec le président John Kennedy. Voilà donc un beau lot de raisons qui poussent Marilyn vers l’alcool et les barbituriques. Aussi vers quelques mauvaises fréquentations.

Résultat : même en étant reconnue dans son métier, la vie personnelle de Marilyn continue à être rude. Tandis que dans l’impitoyable système des studios hollywoodiens règne le sexisme.

Marilyn Monroe féministe et lanceuse d’alerte

Mais Marilyn va révéler dune autre facette de son caractère. Celle de la « vraie femme » cachée derrière le sex-symbol, une femme révolutionnaire lanceuse d’alerte. Car elle est la première à dénoncer les abus sexuels au cinéma et à revindiquer la place des femmes. Ainsi au box office elle déclare et médiatise qu’elle veux d’autres rôles plus sérieux et être mieux payée.

Célèbre et primé

Bref, en 1958, Marilyn obtient de la Fox le droit de choisir ses rôles ainsi que les réalisateur avec lesquels elle veut jouer. Elle jouera donc dans Bus stop de Joshua Logan.

Alors, en 1960, elle reçoit le Golden Globes de la meilleure actrice dans Certains l’aiment chaud de Billy Wilder. Puis elle tourne Les Désaxés de John Huston.

Enfin, Marilyn signe un contrat plus avantageux pour elle avec la Fox.

Sauf que lorsqu’elle est en train de tourner Something’s got to give, de George Cukor, elle décède.

Marilyn Monroe est morte chez elle, le 5 août 1962 à l’âge de 36 ans, dans des circonstances toujours pas éclaircies…

Enfin sa beauté fascinante, son regard revolver, ses courbes prononcées marquent à jamais les esprits. Ainsi que l’histoire du cinéma par ses déhanchements épanouis, sa voix douce. Adulée par le public; Marilyn reste à jamais un mythe.

NOLDS.