La Semaine du Son à suivre en France et ailleurs

Avec des événements mettant en valeur la qualité auditive, La Semaine du son est tout au long de l’année dans plus de 20 pays membres de l’UNESCO.

LA SEMAINE DU SON s’exporte bien et elle est indépendante dans chaque pays. Actuellement cette ONG se manifeste de la Belgique au Brésil, en passant par la Tunisie, le Portugal, le Royaume-Uni, l’Égypte, le Canada. Sans parler des États-Unis, du Liban, du Congo Kinshasa, entre autres.

Et en France, cette association qui valorise le sonore et la santé auditive, est en plus de 40 villes. Avec différents ateliers, balades sonores, concerts, conférences.

Alors, en 2026, en France, La Semaine du son a pour parrains l’auteure-compositrice-interprète Barbara Pravi et le diplomate Pascal Lamy.

Enjeu économique et social majeur

Or cet ex-directeur général de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) pense que « le sonore c’est une niche. Et le sonore peut permettre à la France d’être un acteur important aussi bien au niveau de l’emploi que de l’économie ». Par exemple, il peut aider à renflouer la Sécurité sociale.

Aussi l’Adème (Agence de la transition écologique) estime le coût social du bruit en France à 147,1 milliards d’euros par an.

Des chiffres encourageants

Alors que le rapport du cabinet Asterès, rendu public le 08/01/2026, note une « contribution économique du sonore en France d’ordre macroéconomique. Avec plus de 43 milliards d’euros d’activité et plus de 141.000 emplois » à la clé en 2024. « Soit une croissance de 15 %, comparé au précédent rapport de 2019 ».

Dont « de ces emplois 5.000 correspondent aux Orchestres », explique Philippe Fanjas, directeur de l’association française des orchestres. « Car les orchestres, ajoute-t-il, participent aussi à l’économie d’un territoire ».

Qualité du sonore et bonne santé auditive

Du coup, le 19 janvier, l’ouverture de cette XXIIIè édition de La Semaine du son à Paris est au siège de l’Unesco. Et, ce jour là, André Manoukian accompagne au piano Barbara Pravi dans un moment musical joyeux. Où le public chante avec eux.

Alors que, sur scène, un décibélateur est aussi en vedette. Un appareil qui mesure et affiche le niveau sonore faisant voir la valeur des décibels (dB). Afin de permettre au public de se conscientiser du niveau auditif auquel il s’expose. Et de se familiariser avec les décibels.

En fait c’est Christian Hugonnet, président fondateur de La Semaine du son, qui a idée de ce décibélateur. Tandis que son nom a été choisi par l’académicien Éric Orsenna, parrain de l’édition précédente de cette ONG.

Limites sonores à ne pas dépasser

Tout en sachant que dans une usine il ne faut pas rester plus de 8h avec un niveau de 80 dB. Dans une chambre à coucher, selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le bruit de fond ne doit pas dépasser 35 dB. Alors que dans une boîte de nuit la limite est de 102 dB durant une demi heure. Sinon il y aura, au moins, des « risques d’acouphènes ». Mais pas que.

Voilà pourquoi l’acousticien Christian Hugonnet conseille : « de même que les pharmacies affichent la température ambiante, il serait bon que des décibélateurs renseignent partout sur le niveau sonore local. »

En clair ce type de sonomètre, ou décibelmètre, agit précisément en tant que garde fou pour nos oreilles.

Clinique de l’oreille

Car l’un des buts de La Semaine du Son est de mettre en valeur les progrès. Aussi bien scientifiques que technologiques pour un meilleur environnement sonore et une bonne santé auditive. Afin que ses innovations apportent des solutions à des sujets économiques et sociétaux majeurs.

Dans ce sens, depuis l’année dernière la Clinique de l’oreille s’installe à Paris, rue du Louvre. Où sur 1000 m2 sont réunis des spécialistes de plusieurs compétences pour une meilleure expertise et prise en charge des troubles de l’équilibre et de l’ouïe. Tels que médecins ORL, radiologues, psychologues, orthophonistes, sophrologues, kinésithérapeutes vestibulaires.

Pollution sonore et perte d’audition

Alors que le problème de la santé auditive devient une urgence. Car, selon l’OMS, le monde s’assourdit et « il faut agir, prévenir ». En effet le constat de l’Organisation mondiale de la santé est alarmant. Ainsi la docteure Carolina Der annonce que « plus de 430 millions de personnes ont des pertes auditives invalidantes. Alors qu’un milliard étaient évitables. Et le coût de la perte auditive annuelle non prise en charge est de mille milliards de dollars ». Cette responsable du programme auditif de l’OMS ajoute que « en 2050 il y aura 2,5 milliards d’individus avec des troubles de l’audition dans le monde. Soit 1 personne sur 4. Donc la sensibilisation est primordiale ».

Ainsi,d’après l’OMS, le bruit représente le second facteur environnemental qui provoque le plus de dommages sanitaires en Europe. Où il se situe, en 2018, derrière la pollution atmosphérique.

Résultat 20 % de la population européenne, soit plus de 100 millions de personnes, est exposée de manière chronique à des niveaux de bruit préjudiciables à la santé humaine.

Dommages du bruit sur la population

Donc le bruit constitue une préoccupation majeure. Car il a un impact sur la vie quotidienne. Aussi bien au logement, lors des déplacements, des activités de loisirs, au lieu de travail. Devenant un enjeu important pour les décideurs publics.

Voilà pourquoi pour La Semaine du Son l’habitat également doit être repensé entre la performance et l’innovation, pour un meilleur confort auditif. Ainsi la qualité sonore doit être également présente au travail, dans les écoles, dans les concerts aussi bien pour le public que pour les musiciens. Pour enfin protéger nos oreilles des sons mal réglés et/ou néfastes.

Et ses effets sanitaires causent des perturbations du sommeil, des maladies cardiovasculaires, des troubles de la santé mentale. Sans parler des difficultés d’apprentissage, des maladies et accidents professionnels.

Label de qualité de La Semaine du son

Mais, dans la pléthore d’événements pertinents proposés, il y a aussi des beaux dialogues entre technologie, art, et émotion. Tel ce moment culminant à la Philharmonie de Paris le 22 janvier.

Où, avec la complicité de L-Acoustics, cette belle salle de concerts s’est amplifiée avec le système L-ISA pour accueillir l’excellent guitariste voyageur Thibault Cauvin. Afin que le public entende le meilleur son de ce musicien virtuose bardé de quelque 36 prix internationaux.

Or c’est également avec L-Acoustics que La Semaine du son développe et présente un label qualité d’excellence sonore. Une référence auditive pour l’ouïe, et qui permettrait d’éviter les bouchons d’oreille.

L’excellence du sonore à l’honneur

À rappeler que Gréco Casadesus lance Quand le Son créé l’image, un concours pour des jeunes étudiants. Il s’agit de réaliser un court métrage à partir d’une musique originale. En 2026 le compositeur est André Manouchian, parrain de La Semaine du son 2025.

Aussi le mois de mai s’approche avec le Festival de Cannes (du 12 au 23/5/26). Où La Semaine du son attribue le prix de la Meilleure Création sonore à un film. En outre « ce prix de la sélection Un Certain regard, dit Christian Hugonnet, est le seul dédié au sonore à Cannes ». Or ce prix existe depuis 2017. Grâce à l’initiative de l’indispensable spécialiste de l’audiovisuel Janine Langlois-Glandier et du grand réalisateur, président de la cinémathèque française, Costa Gavras.

Voilà donc quelques éléments qui incitent à adhérer à cette association d’intérêt public. Et aider à lutter pour la qualité et la préservation de l’un de nos précieux sens.

De plus sa cotisation annuelle n’est que 25 euros, ou 5€ pour étudiants et pour les personnes en recherche d’emploi. Puis elle est déduite des impôts à la hauteur de 66%. Ainsi, après déduction, elle revient à 8€50. Sans dire aussi que ses adhérents ont une accessibilité privilégiée avec ses partenaires.

Bref, avec l’actualité, il est très important de pouvoir bien s’exprimer pour faire entendre sa voix afin qu’elle soit écoutée !

NOLDS.