The Plague en salles depuis le 3 juin, primé à Cannes en 2025
Un film très bien réussi sur le harcèlement subi par un adolescent dans un groupe de water-polo.
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HE PLAGUE est un premier film écrit et réalisé par Charlie Polinger. Cette fiction se base sur une histoire vécue. Portée par un excellent casting elle montre cette phase délicate entre la sortie de l’enfance et le début de l’âge adulte. Car ici le réalisateur américain met en scène les brimades et tourments subis par Ben (Everett Blunck) lorsque, en 2003, il arrive de Boston. Alors timide et empathique, âgé de 12 ans, Ben intègre une équipe de water-polo.
Où il va subir un bizutage pervers. Vite il est stigmatisé et surnommé Soppy par ses collègues. Car il n’arrive pas à prononcer le « t ». Et le voilà cruellement malmené par Jake (Kayo Martin), qui a le rôle d’un leader.

L’adolescence en salles avec The Plague
Ainsi pendant que certains se la jouent d’autres subissent leurs méchancetés. Du coup l’effet groupe prend de l’ampleur tandis que ses membres adhérent à une pensée unique. Sans réfléchir que la différence entre les êtres humains est bien plus riche et sympathique avec ses multiples façons de penser. Aussi il ne faut pas oublier que souvent ces jeunes ont des problèmes personnels à régler avec leur famille. Tandis que doutes et complexes affluent dans ces jeunes et frêles têtes.
En effet l’adolescence c’est un moment très ingrat. Car le cerveau n’est pas encore formé, et le physique est en pleine transformation. Mais c’est aussi une période où doutes et complexes se manifestent à gogo. Sans parler de la problématique de l’effet de groupe qui cherche souvent un bouc émissaire.
Lieu de vacance et de sport

Bref dans ce lieu sportif où tout se passe entre entraînement à la piscine, vestiaire et dortoir il y a un coach, un peu mollasson, Daddy Wags (Joel Edgerton, producteur de The Plague). Néanmoins, un jour, touché par ce qui se passe Daddy convoque Ben. Et lui cite une phrase d’Oscar Wilde : « Sois toi même. Car les autres sont déjà pris ».
The Plague un film primé en salles
Résultat : ce thriller psychologique intense, servi par de très belles images, est esthétiquement beau avec une belle lumière. Au delà d’une bande-son parfaitement bien soignée qui permet de « voir » le film, car le son crée des images.
Voilà pourquoi cette excellence audio vaut justement à The Plague, en 2025, le prix de la Meilleure création sonore. Ce trophée de la section Un Certain regard offert par l’association La Semaine du son, présente au Festival de Cannes depuis 2017.
Par ailleurs The Plague se trouve doublement primé à Deauville. Car il est le lauréat du Grand Prix et du Prix de la critique.
Ces mises en lumières permettent ainsi à Charlie Polinger de tourner ensuite The Masque of the red death. Un film produit par A24. Avec Léa Seydoux et Mikey Madison.
Aussi The Plague offre au jeune acteur Kayo Martin le Prix de la Meilleure révélation aux Spirit awards. Ensuite il devient le protagoniste de la série I Suck at girls de Netflix. Quant au protagoniste Everett Blunck, à la suite de The Plague, il tourne dans The Audacity, une série AMC, de Jonathan Glatzer.
Enfin The Plague est une fiction esthétiquement belle, frappante, profonde et touchante, sur ce moment délicat de l’adolescence.
NOLDS.

