Le cinéma brésilien est à l’Arlequin du 7 au 14 avril 2026
Jangada présente la 28é édition de son festival brésilien, au cœur de Paris VI, à l’Arlequin le cinéma de Sophie Dulac.
Le cinéma brésilien est à nouveau à l’Arlequin à Paris pour notre bonheur à tous. Avec une sélection formidable de films orchestrée par Katia Adler. Cette année, au-delà, d’œuvres inédites en France il y en a aussi qui font un énorme succès au Brésil.
Comme, par exemple, l’excellente comédie Braquage à l’ancienne de Cláudio Torres. Dont le producteur Leonardo Medeiros de Barros confie à Regardinfos que « en 10 jours, il remporte quelque 300.000 entrées ». En fait la protagoniste de ce film est, la mère du cinéaste, la majestueuse et impeccable Fernanda Montenegro, 96 ans. Un monstre sacré équivalent à Meryl Streep. Ici Fernanda Montenegro joue avec Ary Fontoura et Lázaro Ramos.
Or, justement en 2026, ce festival de cinéma brésilien honore deux excellents artistes très engagés et mariés depuis 21 ans. Ce sont l’acteur réalisateur Lázaro Ramos et l’actrice Taís Araújo. Ainsi il est ce 12 avril à Paris pour présenter Décret présidentiel. Les autres films avec l’un des deux sont Filles du vent, Pixinguinha, Le Professeur de violon, Madame Satã.
Le cinéma brésilien en vedette à Paris
L’on peut également voir à l’Arlequin Près du Soleil c’est plus clair. Une fiction sur « les cheveux blancs « couleur de l’âge » », l’amour, la résilience, de Régis Faria. Où le cinéaste met en scène son papa, l’acteur Reginaldo Faria. Tandis que le réalisateur Antônio Pitanga dirige ses deux enfants, les acteurs Camila et Rocco, dans le film Malês sur l’esclavage à Bahia en 1835.

Mais il y a aussi des documentaires. Tel l’émouvant Ritas de Oswaldo Santana sur l’incontournable compositrice interprète Rita Lee (1947 – 2023). Suite à la projection, la soirée s’anime au bar du cinéma au rythme des chansons de LA pionnière du Rock n’ roll brésilien avec le DJ Nelson D’Araujo.
Parmi les documentaires La Nuit d’Alaíde de Liliane Mutti qui sera au Marché du film au Festival de Cannes. Il parle de la carrière de l’incontournable icône de la Bossa Nova Alaíde Costa, née en 1935. En outre, cette grande chanteuse est à Paris également pour un concert exceptionnel le 15 avril à l’Alliance française avec le talentueux pianiste Philippe Powell. Une production de Pedro D-Lita.
Par ailleurs, il y a d’autres pellicules cinématographiques sur la vie des musiciens. Par exemple, Da Lata – 30 anos de Paulo Severo sur Fernanda Abreu, ou un portrait de Milton Nascimento par Flávia Moraes. De même que sur l’œuvre d’un cinéaste. Comme À Vigo je vais, de Lírio Ferreira et Karen Harley, sur Cacá Diegues (1940 – 2025) présenté par son épouse et productrice Renata Magalhães.
Sans parler de la première fiction de Marianna Brennand, Manas. Un film beau, subtil, ayant pour décor la nature luxuriante de la forêt amazonienne. C’est bouleversant, fort, poignant, avec ses hors champs pour évoquer les abus sexuels. Car il raconte la vie d’une adolescente de treize ans qui vit avec sa famille dans une maison sur pilotis, au milieu des mangroves sur l’Île de Marajó, Pará. Où le silence et la religion sont présents… Manas est produit par Sean Penn, les frères Dardenne, Maria Carlota Bruno, Walter Salles.
Sans oublier non plus la participation de l’école de samba União de Maricá qui fait danser le public au Festival. Présentée par Antônio Grassi, président de Maré, empresa de cultura e turismo de Maricá, État de Rio de Janeiro.
Résultat : cette édition du Festival du cinéma brésilien compte plus d’une trentaine de bons films. Et beaucoup de bonne musique. Avec « un public qui augmente de 10% par rapport à l’année dernière », annonce Katia Adler.
Voici donc une très belle programmation à voir et à écouter sans restrictions.
NOLDS.

