Présidentielle au Brésil : des Brésiliens contre Meta
En France des Brésiliens protestent contre l’ingérence de Meta dans la présidentielle 2026.
PRÉSIDENTIELLE AU BRÉSIL avec son second tour le dimanche 25 octobre. Et une campagne qui se joue énormément sur les réseaux sociaux. Du coup les Brésiliens amis de la démocratie manifestent en France et ailleurs dans le monde avec des pancartes anti les méfaits de Meta. Car Mark Zuckerberg, l’homme à 210 milliards d’euros, patron de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp), ami des extrémistes, bloque les comptes de ceux qui postent en faveur du président Lula (2002- 2006, 2022 – ).
Cauchemar brésilien
Alors qu’aucune censure n’est faite sur le camp rival. Celui de l’extrême droite du pro-business Flávio Bolsonaro, fils de Jair (2019-2022) le « Capitaine bombe ». Malgré plusieurs affaires pas très nettes sur le compte de cette famille d’origine italienne.
Par exemple, de corruption avec le banquier Daniel Vorcaro. Dont certains rappellent qu’un « pasteur évangélique, beau-frère de Daniel Vorcaro, était le plus gros donateur de la campagne électorale de Jair Bolsonaro en 2022 ». Mais aussi blanchiment d’argent, liens avec des milices maffieuses responsables de l’assassinat de la charismatique sociologue députée activiste Marielle Franco (1979 – 2018).
Voilà pourquoi dans une lettre ouverte au président Macron, et à la Commission européenne, le groupe Brésiliens en France pour l’intégrité électorale rappelle sur les dangers de la manipulation des algorithmes. Car « ce qui se passe au Brésil lors de l’élection présidentielle en 2026 pourrait se reproduire en France et en Europe ».
Présidentielle au Brésil : Meta et ses « failles »
Par ailleurs le côté néfaste de Meta s’avère, déjà en 2021, suite à une fuite de documents internes de Facebook (ex Meta), grâce à la lanceuse d’alerte Frances Haugen. Ainsi les Facebook Files puis les Facebook Papers révèlent que cette entreprise connaît les effets de ses plateformes sur la démocratie. Qu’elle est pleinement consciente de l’impact de celles-ci sur la diffusion de fausses informations. Néanmoins, via son algorithme, elle persiste à privilégier les profits pécuniaires en faisant fi de ses effets négatifs.
Alors en 2026, durant l’élection présidentielle brésilienne, l’équipe du dirigeant de gauche Lula accuse Meta d’avoir « bloqué ses contenus ». Elle affirme aussi qu’avant le premier tour, la page de Lula et celles d’autres dirigeants de gauche « ont disparu du moteur de recherche d’Instagram ». Que le géant américain « empêche le profil du président Lula de promouvoir des publications du fil sur Instagram, au-delà d’interruptions de recension des vues ». Tandis que Meta admet, hypocritement, des « failles techniques » sur les publications de la campagne brésilienne.
Alors en 2026, durant l’élection présidentielle brésilienne, l’équipe du dirigeant de gauche Lula accuse Meta d’avoir « bloqué ses contenus ». Elle affirme aussi qu’avant le premier tour, la page de Lula et celles d’autres dirigeants de gauche « ont disparu du moteur de recherche d’Instagram ». Que le géant américain « empêche le profil du président Lula de promouvoir des publications du fil sur Instagram, au-delà d’interruptions de recension des vues ». Tandis que Meta admet, hypocritement, des « failles techniques » sur les publications de la campagne brésilienne.
Armée de la démocratie
Mais cela arrive également sur beaucoup d’autres profiles de gauche bloqués par Meta. Tel celui sur Instagram de l’Armée de Lula qui informe l’électeur. Avec « de documents sourcées et plus de 100 millions de visualisations ». Un compte du député Janones qui fait, apparemment, de l’ombre à l’adversaire d’extrême droite..
Or le juge Marco Aurélio Bellizze président du Tribunal supérieur électoral (TSE) vient de statuer ce jeudi 15 octobre que « Meta doit prendre des mesures pour garantir immédiatement l’égalité de traitement entre les deux candidats à la présidence avant le second tour », le 25/10/26.
Et voilà que, ce samedi 17 octobre, en France, la jeunesse aussi manifeste. Mais leur préoccupation dépasse celle du manque d’investissements politiques dans de l’éducation nationale.
Car ses pancartes s’expriment bien plus pour le Climat. Et, surtout, contre la montée de l’extrême droite.
NOLDS.
